Emmanuel Macron a nommé François Bayrou Premier ministre vendredi 13 décembre. Le maire de Pau succède donc à Michel Barnier. Allié du président de la République depuis 2017, le Béarnais entame le chapitre le plus périlleux de sa longue carrière.
Il rêvait de l’Élysée, c’est finalement Matignon. François Bayrou, 73 ans, a été nommé ce vendredi Premier ministre par le président de la République<, « un poste dont il rêvait depuis de nombreuses années et pour lequel il a fait des sacrifices<», relève Virginie Martin, politologue. Depuis sept ans, ce soutien de la première heure d’Emmanuel Macron s’est avéré être un allié solide. « Il a beaucoup aidé et accompagné Emmanuel Macron dès la première heure. C’est un fidèle et un architecte conceptuel de ce qu’est ou de ce que n’est pas le macronisme<span;> », ajoute la politologue. Il jouait auprès d’Emmanuel Macron un rôle informel mais crucial. Systématiquement consulté, il bénéficiait d’une assez large liberté de parole. Si son caractère est légendaire, François Bayrou n’a jamais hésité à claquer les portes pour défendre ses idées. Il a notamment critiqué l’adoption au forceps en 2023 d’une réforme du régime des retraites, aussi centrale pour le président français qu’impopulaire. « C’est un personnage assez complexe. Son tempérament est assez sanguin et il sait le montrer », rappelle Valérie Gas, cheffe du service politique de RFI. Comme en 2002, où en pleine campagne présidentielle, François Bayrou assène une gifle à un enfant qu’il accuse de lui faire les poches.
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