Le 8 février 2025, la Guinée a perdu l’un de ses piliers de la politique, de l’histoire et de l’intégrité. Elhadj Boubacar Biro Diallo, né en janvier 1922 à Mamou, a quitté ce monde à l’âge impressionnant de 123 ans, après une vie consacrée à son pays et à son peuple. Il a traversé un siècle de bouleversements politiques, sociaux et économiques, restant fidèle à ses idéaux et à ses principes. Une figure emblématique du pays, tant par son parcours que par son engagement inébranlable pour le développement et l’unité de la Guinée.
Issu d’une famille féodale de Mamou, région ssituéeà 250 kilomètres de Conakry, Boubacar Biro Diallo a eu l’opportunité de recevoir une éducation soignée dès son plus jeune âge. De 1942 à 1945, il fréquente l’école primaire supérieure ( EPS) Camille Guy à Conakry, avant de poursuivre sa formation à l’École Normale William Ponty au Sénégal, une institution de référence pour l’élite africaine sous la colonisation. Un parcours qui, bien qu’ancré dans la période coloniale, a jeté les bases de l’instruction et du savoir qu’il allait apporter à son pays après son retour en Guinée en tant qu’instituteur.
Au cœur du processus de lutte pour l’indépendance de la Guinée, Boubacar Biro Diallo n’a pas été un simple spectateur des événements historiques. Au contraire, il a été un acteur engagé à côté du Parti Démocratique de Guinée (PDG) et du leader charismatique Sékou Touré. Sa loyauté à la cause de l’indépendance n’a jamais failli, et il était au côté des autres figures historiques pour bâtir une Guinée libre et souveraine.
Sékou Touré, le premier président de la Guinée, disait de lui : « Boubacar Biro Diallo est plus honnête que tout le monde au sein du PDG, même moi. » C’est l’intéressé même qui a rappelé cette affirmation au mois de janvier 2022 à Mamou lors de la célébration du centenaire de son anniversaire devant une brochette de journalistes venus de Conakry.






