La capitale guinéenne s’est réveillée endeuillée. Après les pluies diluviennes qui se sont abattues dans la nuit du 31 juillet, Conakry a enregistré de graves inondations qui ont causé la mort de 15 personnes et laissé 3 autres portées disparues, selon un bilan provisoire communiqué ce jeudi par l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et Catastrophes Humanitaires (ANGUCH).

Les communes de Matoto, Tombolia, Lambanyi, Sonfonia et Ratoma figurent parmi les zones les plus touchées. Crues soudaines, effondrements de maisons, glissements de terrain, quartiers envahis par les eaux : le paysage est apocalyptique. Plusieurs familles ont été surprises durant leur sommeil, en particulier dans les zones de bas-fonds ou les secteurs construits sans respecter les plans d’aménagement urbain.

Face à l’ampleur du désastre, l’ANGUCH a immédiatement déployé son dispositif d’intervention d’urgence. Objectif : procéder à une évaluation rapide des dégâts et coordonner les premières actions d’assistance. Sur le terrain, les équipes font face à des habitations détruites, des voies d’accès impraticables, des réseaux d’assainissement endommagés et des infrastructures de base sérieusement impactées.

Dans un message publié ce matin, la direction générale de l’agence a exprimé sa « profonde compassion aux familles endeuillées » et réaffirmé son engagement à soutenir les personnes touchées par cette catastrophe.

L’ANGUCH invite par ailleurs les citoyens à faire preuve de vigilance, à éviter les zones à risque et à respecter les consignes de sécurité diffusées par Météo Guinée 224 et les services compétents.

Alors que les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus, l’urgence reste de mise. La saison des pluies est loin d’être terminée, et les autorités appellent à la responsabilité collective pour éviter de nouveaux drames.

Laguinee.info