Depuis l’annonce du décès de l’ancien Premier ministre Sidya Touré, les messages de condoléances et les témoignages se multiplient à l’endroit de la famille éplorée et de ses anciens collaborateurs. Parmi eux, l’honorable Cheick Chérif Touré, ancien député ayant représenté l’Union des Forces Républicaines (UFR) à l’Assemblée nationale, a tenu à rendre un vibrant hommage à l’illustre disparu.
« C’est avec un immense regret et une profonde douleur que j’ai appris le décès de Monsieur Sidya Touré, qui fut le plus grand Premier ministre de l’histoire de la Guinée. C’est le cœur serré que j’ai accueilli cette triste nouvelle. Face à cette douloureuse épreuve, j’adresse mes condoléances les plus attristées à sa famille biologique, à sa famille politique ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée. La Guinée perd aujourd’hui un grand homme d’État qui a œuvré sans relâche pour l’émergence de notre pays lorsqu’il était aux affaires », a-t-il déclaré.
Poursuivant son témoignage, l’ancien parlementaire est revenu sur les prouesses économiques réalisées sous la primature de Sidya Touré :
« Lors de son passage à la Primature, il a réussi à maîtriser le taux d’inflation à 1 %, à équilibrer la balance des paiements et à réduire le taux d’importation. Sous sa gestion, la Guinée a atteint une croissance économique à deux chiffres, une performance du jamais-vu ! En seulement 45 jours, il a comblé un dérapage budgétaire de près de 50 milliards de francs guinéens pour renflouer les caisses de l’État. Grâce à ses compétences de négociateur auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, notamment lors d’un brillant exposé devant James Wolfensohn et Michel Camdessus, il a mobilisé 275 millions de dollars », a rappelé l’honorable Touré.
Selon lui, cette rigueur de gestion avait permis d’assainir les finances publiques et d’améliorer considérablement le pouvoir d’achat des citoyens :
« Il a su maîtriser la masse monétaire, évitant ainsi au Trésor public de s’endetter auprès de la Banque centrale. Notre économie se portait bien et le panier de la ménagère était nettement soulagé. À l’époque, le sac de riz se vendait à 17 500 FG, le bidon d’huile à 8 000 FG et la bouteille de boisson à 300 FG. C’était une période d’abondance. Les actes qu’il a posés, sa rigueur de gestion et son patriotisme restent inoubliables. C’est une perte immense pour la Guinée. Que son âme repose en paix dans le paradis céleste. »
Par Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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