Face aux dysfonctionnements récurrents qui secouent la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT), l’honorable Cheick Chérif Touré a brisé le silence. Dans une sortie publiée sur sa page Facebook, l’ancien député de l’UFR et passionné du ballon rond guinéen dresse un diagnostic sans complaisance de la situation actuelle et appelle à un recentrage sur l’expérience et le réseau d’Antonio Souaré pour redresser la barre.
Réagissant aux récentes difficultés qui affectent le Syli National, le témoin de l’histoire du football guinéen a tenu à rappeler une époque où la gestion fédérale répondait à des standards d’anticipation et d’efficacité.
« Les tracasseries administratives et les difficultés organisationnelles auxquelles le Syli National de Guinée semble aujourd’hui confronté soulèvent de nombreuses interrogations sur le fonctionnement et l’efficacité de la gestion du football guinéen », pose d’entrée l’ancien parlementaire.
L’ère Antonio Souaré : un modèle d’anticipation et d’influence
Pour Cheick Chérif Touré, le constat est clair : la période durant laquelle Antonio Souaré dirigeait l’instance faîtière du football national reste une référence en matière de structuration.
« Il fut un temps où, sous la présidence de M. Antonio Souaré à la tête de la FEGUIFOOT, une administration structurée et opérationnelle avait été mise en place à travers les différentes grandes commissions. Cette organisation permettait d’anticiper les besoins et de mobiliser les ressources nécessaires afin que les sélections nationales puissent préparer et disputer leurs rencontres dans de meilleures conditions, notamment sur les plans financier et logistique », souligne-t-il.
Au-delà de la logistique, l’homme politique rappelle que la gestion d’une fédération sportive de haut niveau exige une dimension relationnelle et institutionnelle forte : « Elle exige de la capacité d’anticipation, un réseau de relations, de la confiance et une influence permettant de défendre efficacement les intérêts du football national auprès des instances continentales et internationales. »
À ce titre, il met en avant le profil d’Antonio Souaré, dont le carnet d’adresses et la crédibilité au sein de la CAF et de la FIFA constituent un atout majeur pour la Guinée.
Une vision globale pour l’avenir du football guinéen
L’honorable Cheick Chérif Touré insiste cependant sur le fait que la réflexion doit dépasser le cadre strict de l’équipe fanion. L’enjeu englobe l’ensemble des catégories (garçons et filles, des jeunes aux seniors) afin de faire émerger régulièrement des générations compétitives sur la scène africaine et mondiale.
« C’est pourquoi le débat ne devrait pas simplement porter sur celui qui souhaite diriger la FEGUIFOOT, mais également sur celui qui dispose du projet, de l’expérience, de l’organisation, des réseaux et de la capacité de mobilisation nécessaires pour faire progresser durablement notre football. Dans ce débat, Antonio Souaré est un exemple de leadership et d’expérience pouvant contribuer à donner une nouvelle impulsion », affirme-t-il.
En conclusion, l’ancien député de l’UFR appelle à une prise de conscience collective pour sortir le football guinéen de l’amateurisme et de l’improvisation :
« La Guinée dispose d’un immense potentiel footballistique qui ne pourra être pleinement exploité qu’à travers une administration moderne, transparente et efficace, une planification à long terme et une véritable stratégie de développement. Il ne s’agit plus seulement de savoir qui veut gérer le football guinéen, mais surtout de déterminer quelle vision, quelle organisation et quelle capacité d’action peuvent permettre à la Guinée de franchir durablement un nouveau cap. »
Par Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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