Après trois jours d’intenses réflexions, la deuxième édition du Forum international des Secrétariats généraux de gouvernement s’est achevée ce vendredi 16 octobre 2026 à Conakry. Placée sous le thème « L’intelligence artificielle au service de la performance gouvernementale », cette rencontre de haut niveau a été marquée par la signature de résolutions majeures, l’adoption de la feuille de route 2027-2029 et l’institutionnalisation formelle du Réseau international des secrétaires généraux de gouvernement, scellant ainsi une coopération renforcée entre 14 pays membres.Réunis du 14 au 16 octobre sous la haute présidence du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, et sous l’égide du Premier ministre Amadou Oury Bah, plus d’une cinquantaine de délégués venus d’Afrique et d’Europe (ainsi qu’en virtuel depuis les Caraïbes) ont officiellement clos les travaux de cette 2ᵉ édition. Entre remise de satisfecit et présentation des rapports, les participants ont arrêté des mesures décisives pour moderniser l’action publique.

​L’institutionnalisation du Réseau et fixation du siège à Conakry

​L’un des principaux acquis de ce rendez-vous est l’adoption des résolutions portant sur la structuration du Réseau. Désormais baptisé « Réseau international des secrétaires généraux de gouvernement », l’organisme conserve son caractère associatif, non lucratif et apolitique, sous le régime du droit guinéen.

​Selon les termes de la résolution rendue publique par le vice-président du réseau :

  • ​Présidence et siège : La République de Guinée est confirmée comme siège du Secrétariat permanent et conserve la Présidence du réseau. La 1ʳᵉ vice-présidence revient au Tchad et la 2ᵉ vice-présidence au Royaume du Maroc.
  • ​Répartition des rôles : Le Ghana et le Bénin sont chargés de la Coopération internationale ; la Guinée et la Gambie prennent la tête de la Communication ; la Côte d’Ivoire hérite de la Trésorerie, tandis que le Burkina Faso assure le Secrétariat du forum et du réseau.
  • ​Élargissement : Le réseau a officialisé l’adhésion de nouveaux membres, notamment le Gabon, la Gambie, la Guinée équatoriale, le Sénégal et le Mali.

​L’Intelligence Artificielle : un outil de performance sous contrôle humain

​Restituant les synthèses des huit ateliers thématiques, M. Kaba, conseiller juridique du Secrétariat général du gouvernement guinéen, a rappelé que l’IA offre des opportunités inédites pour l’administration publique : recherche archivistique accélérée, contrôle de conformité des actes juridiques, dématérialisation des Journaux officiels et suivi des décisions de Conseil des ministres.

​Toutefois, la position partagée par l’ensemble des délégations demeure ferme : l’IA doit rester sous un strict contrôle humain et éthique, garantissant la souveraineté numérique, la protection des données et la traçabilité des décisions.

​L’appel de Benoît Tamba Kamano aux États membres

​Prononçant le discours de clôture, le ministre Secrétaire général du gouvernement guinéen, Benoît Tamba Kamano, s’est félicité de la maturité des échanges et du chemin parcouru depuis la première édition tenue 18 mois plus tôt :

​« Nous sommes chacun dans nos pays les gardiens de la continuité de l’État. L’IA renforce exactement ce qui fait notre raison d’être, mais nous avons posé ensemble une règle simple : la décision appartient à l’humain. La mémoire de nos États doit rester entre nos mains », a-t-il déclaré, soulignant la portée stratégique de la Déclaration de Conakry 2.

M. Kamano a tenu à exprimer sa profonde gratitude au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’au Premier ministre Amadou Oury Bah pour leur soutien constant. Avant de clore officiellement la rencontre, il a invité les pays membres, notamment le Tchad et le Maroc, à porter leur candidature pour l’organisation de la prochaine édition annuelle.

​Par flammeguinee.com

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