Les guinéens devraient prendre part aux élections législatives et le référendum, le 01 mars dernier mais, très malheureusement pour la CENI, à la dernière minute, le Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, dans son adresse à la nation, a décidé à travers un décret, de reporter ces élections pour deux semaines. Mais, qu’est-ce qui a fait réellement que ces élections soient reportées ?
Pour répondre à cette question, notre reporter s’est entretenu au ce point avec l’honorable Cheick Touré, le député uninominal de Kaloum qui, selon lui, (’actuel homme fort de l’UFR de la presqu’ile de Kaloum), le report de ces élections est dû aux problèmes techniques et politiques, au niveau interne et international.
Au niveau des raisons techniques, qu’il a toujours dénoncé à la CENI ; il va jusqu’à dire à l’époque qu’il y a une CENI parallèle, qui travaille à la Villa 33 dont Mme Djénabou et Kakou dirigent l’opération. « Techniquement, j’avais parlé du fichier. Quand nous prenons les paramètres de ce fichier, la manière dont ce fichier a été élaboré, il y a des doublons, des personnes décédées et ressusciter sur le fichier, et surtout l’enrôlement des enfants en haute Guinée, qui n’ont pas la majorité… donc, le fichier était complètement tripatouillé. Pour la révision de ce fichier, pour des raisons techniques dont je vous parle, il faut reprendre le tout à zéro, il faut au moins trois mois de révision du fichier, reprendre l’enrôlement. Ça c’est du point de vue technique. C’est pourquoi, j’avais dit à l’époque que, ces élections ne pouvaient pas avoir lieux », a déclaré l’honorable Cheick Touré, député uninominal de l’UFR à Kaloum, qui regrette d’apprendre par la CENI qu’en Haute Guinée seulement, il y a cinq millions d’électeurs recensés.
Sur le plan international, selon le député, les partenaires techniques, l’OIF, l’Union Européenne, la CEDEAO, l’Union Africaine, qui examinent des élections, pour pouvoir faire un rapport afin que les élections soient validées à l’international, se sont tous retirés.
« … pour que ces élections soient transparentes, justes et crédibles, politiquement, ce n’était pas une élection inclusive. Vue le tripatouillage du fichier, les grands partis de l’opposition se sont retirés du processus. Et, dans une démocratie moderne, on ne peut pas organiser des élections, sans participation des grands partis. Donc, politiquement, il y a cette pression. En politique international, au niveau de l’Union Européenne, de la CEDEAO, de l’Union Africaine, pour valider des élections, ils tiennent compte des contraintes internes. Donc, si cela n’est pas résolu par leurs techniques, ils ne peuvent pas venir pour superviser des élections. C’est pourquoi, j’avais dit que ces élections ne pourront pas avoir lieux. Le report des élections est une pression qui ne dit pas son nom. Le retrait de la BM, du FMI, de l’Union Européenne, l’OIF, l’UA et la CEDEAO qui coordonne, c’est une pression internationale. Parce qu’ils demandent l’organisation d’une élection libre et transparente… », rappelle l’honorable Cheick Touré.
Concernant le retrait du Président ivoirien, Alhassane Ouattara qui vient de déclarer aux ivoiriens et le monde entier qu’il ne sera pas candidat pour briguer un troisième mandat, le député dit que cet acte est un acte major. Il ne s’est pas limité seulement à saluer le courage du Président Ouattara, il demande aux autres Chefs de l’Etat, de suivre l’exemple de celui que beaucoup appelle ADO, pour que la paix puisse régner dans la sous-région.
Avec Ibrahima Tampa, pour flammeguinee.com
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