Dans l’après midi de ce lundi, 16 février 2026, sous l’égide de la Ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Mme Fatima Camara, un protocole d’accord majeur a été signé à Conakry. Cet acte vise à garantir l’approvisionnement régulier du marché et à encadrer strictement les prix des denrées de première nécessité.
Ce partenariat stratégique, renouvelé semestriellement, scelle une alliance entre trois piliers de l’économie nationale : la Direction Générale des Douanes (DGD), la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), et la Direction Nationale du Commerce Extérieur et de la Concurrence (DNCEC).
L’objectif est limpide : instaurer un dialogue permanent entre l’État et les opérateurs économiques pour prévenir toute spéculation. À l’approche du Mois Saint de Ramadan et du Carême chrétien, cette initiative s’inscrit comme une priorité absolue pour le gouvernement.
Dans son discours, la Ministre Fatima Camara a précisé que cet accord résulte d’une analyse rigoureuse des structures de coûts, malgré un contexte international instable marqué par un fret élevé et des fluctuations monétaires. « L’État ne peut rester passif face à la dégradation du panier de la ménagère. Notre responsabilité est d’anticiper, de réguler et de protéger avec méthode. Ce qui compte, ce n’est pas le chiffre théorique, mais le prix affiché sur les étals la réalité vécue par les familles. »
Les efforts conjugués des autorités et des importateurs se traduisent par une baisse notable sur plusieurs produits phares qui sont entre autres : le riz blanc (25%) de 50 kg initialement vendu à 270 000 gnf se vend désormais à 260 000 gnf, tandis que le sac de 25 kg d’oignon passe de 290 000 gnf à 270 000 gnf. Le sac de riz étuvé de 50 kg est vendu 280 000. Le sac de sucre de 50 kg est vendu à 350 000 gnf, le bidon d’huile de 20 L est ve du 305 000 gnf, le sac de farine de 50 kg se negociera 360 000 gnf. Concernant le carton de poulet entier de 10 kg vendu 295 000, il est ajusté 310 000 gnf. Tandis que le carton des cuisses de poulet de 10 kg est ajusté à 220 000 gnf.
Ces légers ajustements sur la volaille selon la ministre Fatima, s’expliquent par la hausse des coûts logistiques et de maintien de la chaîne du froid, afin de garantir la disponibilité des stocks.
La Ministre a adressé une mise en garde ferme : « aucune rétention de stocks ni manipulation d’étiquettes ne sera tolérée. Des mécanismes de contrôle rigoureux seront déployés sur l’ensemble du territoire national » a-t-elle noté.
Le gouvernement appelle également la population à la vigilance. Raison pour laquelle, un numéro vert, le « 142 » a été mis à la disposition des citoyens pour signaler tout abus ou non-respect des tarifs plafonds.
La rédaction






