Guinea's opposition leader Sidya Toure, president of the Union of Republican Forces (UFR) party and former prime minister, gestures during a meeting in Abidjan on October 14, 2009. Guinea's junta leader Captain Moussa Dadis Camara should be tried for crimes against humanity over last month's crackdown on opposition protestors, EU development commissioner Karel de Gucht said on October 14th. According to the United Nations and human rights groups, more than 150 people were killed when troops opened fire on the demonstrators at a football stadium, but the military government says 56 people died.AFP PHOTO/ SIA KAMBOU (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

L’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré est décédé ce vendredi 25 septembre 2026 à l’âge de 81 ans, a appris tard dans la nuit.

En exil depuis 2022, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) s’est éteint à Paris. Il laisse derrière lui le souvenir d’un homme d’État et grande de la vie politique guinéenne des trois dernières décennies.

Ancien haut fonctionnaire en Côte d’Ivoire, Sidya Touré s’était révélé au grand public guinéen en 1996 lorsque le président Lansana Conté l’avait nommé Premier ministre dans un contexte de grave crise socio-économique.

Qualifié de technocrate réformateur, il avait marqué les esprits en redressant rapidement les finances publiques, en assainissant l’administration et en restaurant la fourniture d’eau et d’électricité dans la capitale. Ce qui lui avait valu une certaine popularité.

Après son départ du gouvernement en 1999, il prend la tête de l’UFR et s’impose comme l’un des principaux chefs de l’opposition.

Il a été candidat aux élections présidentielles de 2010 et 2015. Il a également occupé le poste de Haut représentant du chef de l’État entre 2016 et 2018, avant de reprendre sa liberté politique.

Reconnu pour son discours axé sur la bonne gouvernance et le développement de l’agriculture, Sidya Touré demeure une figure emblématique du paysage politique guinéen post-1990.

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