Ce mercredi 21 octobre 2026, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a prononcé son verdict dans le procès de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura reconnu coupable de corruption, de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
L’ancien haut magistrat a été condamné à sept ans de prison ferme et à une amende de deux milliards de francs guinéens (GNF). Le tribunal a toutefois rejeté les accusations de « faux et usage de faux » qui pesaient initialement contre lui.
Outre les peines de prison et d’amende, la CRIEF a ordonné la confiscation au profit de l’État guinéen de nombreux actifs appartenant au condamné, à savoir : Deux villas situées à Lambanyi ; une propriété à Dubréka ; une plantation et une villa de quatre chambres à Wonkifong (Coyah) ; un immeuble de standing localisé à Dakar (Sénégal), évalué à plus de 5 milliards de GNF.
De surcroît, Mohamed Lamine Bangoura est frappé d’une interdiction de ses droits de vote et d’une inéligibilité pour une durée de cinq ans.
Incarcéré depuis le 15 décembre 2022, il n’était pas le seul mis en cause dans ce dossier piloté au nom de l’État par l’Agent judiciaire de l’État. Amadou Diallo et Sidiki Sylla, tous deux en fuite, ont été condamnés par contumace à 10 ans de prison ferme et à 5 milliards de GNF d’amende chacun. Des mandats d’arrêt internationaux ont été décernés à leur encontre.
Quant à Rouguiatou Barry, la Cour a constaté l’extinction de l’action publique à son égard à la suite de son décès.
Sur le plan civil, la justice a condamné solidairement les prévenus reconnus coupables au versement de 41 milliards de francs guinéens à l’État guinéen en réparation des préjudices financiers subis.
La rédaction






