Au terme d’une finale serrée, tendue et très électrique, le Sénégal s’est imposé devant le Maroc (1-0) pour décrocher la deuxième étoile de son histoire. Cette rencontre restera en revanche marquée par les instants ubuesques après la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc à quelques secondes de la fin du temps réglementaire. Les Sénégalais ayant décidé de quitter la pelouse pour protester contre la décision arbitrale.
Il fallait être fort, très fort pour remporter cette finale-là, face au Maroc, porté par près de 65 000 spectateurs, poussé par les millions de prières psalmodiées dans tout le Royaume. Et surtout se relever d’une décision arbitrale qui aurait dû décider du sort de cette rencontre. Heureusement, cela ne s’est pas fini comme ça. Pas sur un coup de sifflet du Congolais Jean-Jacques Ngambo Ndala qui restera dans l’histoire (ou pas). Qui restera en tout cas dans la mémoire des Sénégalais qui ont vu, le temps de quelques minutes, la Coupe leur échapper. Avant que le destin ne renverse la table.
« Il faudra une équipe du Sénégal très forte pour venir nous battre chez nous », avait averti Walid Regragui. Le Sénégal a été immense, quand le vent marocain a soufflé très fort. Et s’il avait eu un brin de réalisme en première période, il aurait certainement plié la rencontre avant la prolongation et éviter le tournant de cette fameuse 98e minute.
Les Sénégalais ont quitté le terrain pour protester… avant de revenir
Ce n’est jamais bon signe quand l’arbitre est acteur principal d’une rencontre, en tout cas sa décision d’accorder un penalty au Maroc à quelques secondes la fin d’une rencontre qui s’était disputée sans incident majeur a été décisive. Elle a déclenché l’ire des joueurs sénégalais, de leurs supporters, des journalistes présents, et probablement porté un coup dans la relation qualifiée de fraternelle entre le Maroc et le Sénégal. La colère était-elle justifiée ?
C’est une faute d’El Hadji Malick Diouf qui a tiré Brahim Diaz par les épaules dans un duel sur un corner qui a provoqué ce scandale. Au vu des ralentis, la décision n’est pas forcément scandaleuse. Le scandale, c’est peut-être que quelques minutes plus tôt, quand le Sénégal a ouvert le score sur corner, mais s’est vu refuser le but pour une faute très légère de Seck sur Hakimi.
Toujours est-il que sous les ordres de Pape Thiaw les Sénégalais ont refusé de reprendre le match et sont momentanément rentrés au vestiaire. Une fois revenus sur la pelouse, Brahim Diaz s’est présenté devant Edouard Mendy pour exécuter la sentence. Que s’est-il alors passé dans la tête du joueur du Real Madrid pour oser tenter une panenka, mal exécutée du reste, quand il avait l’occasion d’offrir la Coupe à son peuple et de devenir le héros du Maroc ?
Celui qui a inscrit cinq buts dans cette CAN a envoyé son penlaty dans les gants de Mendy. Et permis au Sénégal de revenir de très loin. De là où reviennent les survivants, qui ont vu la défaite de très près. Et la victoire ne sera que plus belle surtout que Pape Gueye assomme les Marocains et fait taire tout le stade en ouvrant le score sur une chevauchée conclue d’une frappe imparable dans la lucarne de Bounou (94e). Les Lions de la Téranga ont la peau dure, reste désormais à résister à la furie marocaine.
RFI






