Devant les autorités communales de Dixinn et in parterre de participants,  venus des différentes délégations speciales des 13 communes que regorge la ville de Conakry,  ainsique celles de la grande Conakry, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC-G) a procédé ce samedi, 02 août 2025, au siège de l’organisation sis à Dixinn,  au lancement officiel de la campagne de vulgarisation du projet de la Nouvelle Constitution.

Cette grandiose cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires, à sa tête le PNUD qui ne cesse de soutenir l’Etat guinéen, en financent les organisations de la société civile, pour asseoir les bases  démocratiques.

Cette campagne s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui, de  retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, mise en œuvre avec le soutien de l’ambassade du Japon, à travers le PNUD, réalisé par la CONASOC et le CNOSC.

En cette circonstance solennelle, le CNOSC par la voix de son Président, tient à saluer l’engagement indéfectible de ses deux partenaires à côté de la société civile, dans la consolidation des fondements démocratiques de la Guinée.

Voilà pourquoi,  dans son discours de bienvenue, Gabriel Haba a tout d’abord,  remercié et félicité les  partenaires et les participants, pour leur présence massive, à cette cérémonie de lancement officiel de la campagne de vulgarisation du projet de la Nouvelle Constitution au Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne.

 » Votre soutien vient au delà d’un appui matériel, est un acte de foie à notre avenir commun, une marque de confiance dans la capacité des guinéens, à construire une République fondée sur les valeurs de justice,  de responsabilité et de participation citoyenne. C’est un acte de reconstruction, de lien sacré entre l’Etat guinéen et son peuple « .

S’adressant aux participants, Gabriel Haba a fait savoir aux uns et aux autres que, cette campagne se déroulera dans deux régions stratégiques du pays,  la Moyenne Guinée et la Guinée Forestière. Ansi, déclare le Président du CNOSC, ce projet de Constitution, contrairement au pratique opaque du passé,  n’est pas le fruit d’une élite isolé,  ni d’un comité retranché dans les cercles clos du pouvoir, il est né d’un processus participatif inédit.

 » Pour la première fois, dans notre histoire, les guinéens de tous les horizons, ont été écouté, consulté et associé. Partis Politiques, syndicats,  organisations communautaires , femmes, jeunes, leaders religieux et citoyens ordinaires , la diaspora et les personnes vivants avec handicap. C’est une constitution écrite avec le peuple par le peuple. C’est pour cette raison qu’elle doit être comprise,  vulgarisé, approprié par chaque guinéen. Alors, l’intérêt de cette vulgarisation dépasse largement la connaissance formelle de texte de loi. Il s’agit d’une reappropriation collective de notre destin commun. Parce que, cette nouvelle constitution,  consacre des innovations majeurs qu’aucun citoyen ne doit l’ignoré. Pour la première fois,  elle consacre la candidature indépendante à toutes les élections. C’est une révolution démocratique, elle permet à tout citoyen, compétent et intègre, n’apartenant aucun partis politique, de se porter candidat,  c’est un acte d’ouverture du champ politique, une brèche de liberté, une reconnaissance des talents non partisans, souvent marginalisés. Elle instruit le droit de pétition, qui permet désormais, à tous groupes de citoyens, d’interpeller légalement les autorités, sur une question d’intérêt national. C’est la consécration d’une citoyenneté active, d’une république où la parole du peuple ne s’arrête plus au jour du vote, mais se prolonge dans l’action quotidienne, dans la redevabilité permanente. Cette constitution est la proclamation de la gratuité de l’éducation de base, faisant de l’instruction de droit accessible à tous, sans distinction de revenu ou de l’origine. C’est un acte de justice sociale, un investissement dans notre avenir collectif et surtout,  une arme contre l’exclusion. Elle prévoit également, l’instauration d’un Sénat, chambre haute du parlement, conçu pour représenter les collectivités, les couches professionnelles, les sages et d’autres forces vives.  Le Sénat jouera un rôle défini d’institutionelle, de recule du législatif, de modération. C’est une avancée structurelle, qui renforce la décentralisation et la voix des territoires. Cette constitution marque également,  une évolution de nos langues nationales, comme vecteur de transmission du savoir, de la culture et de l’administration. C’est une réhabilitation identitaire, un acte de souveraineté, qui rapproche l’Etat de ses citoyens, en parlant leur langue, pour ne citer que celui-ci « , explique Gabriel Haba, Président du CNOSC aux participants et invités.

Tout en poursuivant que, dans cette noble mission, la société civile ne serait en marge d’un tel moment fondateur. Dans ce processus, elle es porteuse de voix,  bâtisseur de confiance, médiateur entre l’Etat et les citoyens. Donc, le rôle di CNOSC dans cette vulgarisation, est central, il ne s’agit pas seulement de diffuser les textes,  il s’agit d’en faire comprendre l’esprit, les valeurs et les implications dans la vie quotidienne. Dans cette optique,  le CNOSC-G et ses partenaires ferons avec des méthodes classiques, causerie, assemblée, dialogue communautaire, porte à porte, mais également, en exploitant des outils de notre temps, campagne numérique,  capture vidéo, en langues locales, plate-forme interactive,  émission radios et télé participative. Mais,  vulgarisé c’est aussi s’approprier et s’approprier de cette nouvelle constitution, c’est devenir ces gardiens vigilants, ces défenseurs permanents, des remparts contre toute tentative de redression. C’est dans cette optique que la société civile s’engage à veiller, au delà de la transition, au respect des principes contenus,  dans nos textes de lois. Voilà pourquoi, la société civile n’a pas manqué de rappeler à l’Etat ici, que la société civile est un partenaire stratégique dans le processus de transition, sa participation est une garantie de transparence, de légitimité, de redevabilité et d’adhésion citoyenne. C’est pourquoi, elle nous appelle à une collaboration forte, sincère et respectueuse entre les institutions de la République et la société civile, pas seulement,  pour cette phase de vulgarisation, mais pour la refondation entière de notre contrat social. Cette campagne ayant lancé aujourd’hui, n’est pas une simple campagne, c’est un acte historique, c’est le début d’un pacte républicaine renouvelé, d’une Guinée qui se regarde en face, qui écoute ses enfants et qui se donne une constitution à  son image,  libre, inclusif,  équitable et encré dans ses réalités.

Aux partenaires, Gabriel Haba réaffirme l’engagement de son institution, celui-ci peut  à  son tour, compter sur le CNOSC. Quant aux autorités, le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne leurs invite d’écrire l’histoire ensemble. Au peuple de Guinée, le CNOSC-G leur dit que, cette constitution,  c’est la vôtre, chercher à  la connaître,  approprier là et soyez les défenseurs.  Car dit-il, une constitution n’a de la force que, elle est portée par la conscience de tout un peuple.

Au terme  de son discours,  Mr Haba a fait savoir qu’à travers son discours, lancé officiellement la campagne de vulgarisation du projet de la Nouvelle Constitution.

En prenant la parole,  le représentant du PNUD à cette cérémonie, a invité les citoyens guinéens, de faire en sorte que, le 21 septembre, chaque citoyen en allant voté Oui ou Non, qu’il sache le contenu de la constitution. Comme vous le savez, rappelle ce représentant du PNUD,  il ya eu de la nouveauté dans cette  constitution,  listé dans les spots, les guinéens doivent savoir, c’est quoi le Sénat,  l’accès à la scolarité gratuite, c’est quoi le service militaire obligatoire, parce que, dit-il, c’est un devoir citoyen.

Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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