Il n’est secret pour personne que les examens nationaux, session 2020-2021, ont été dans l’ensemble émaillés de fraudes. En tout cas, c’est nombreux observateurs ont constaté à l’issue de ses examens. C’est vraiment déplorable, même si l’actuel ministre Dr Bano Barry, quant à lui, avait indiqué que ses examens se sont bien déroulés.
Aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Au cours d’une interview qu’il a accordé à nos confrères de FIM Fm, dans leur émission « Mirador » de ce mercredi, Dr Alpha Oumar Bano Barry, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a reconnu que, 120 candidats ont été pris en situation de fraudes et plus de 800 appareils téléphoniques ont été saisis dans les mains des candidats en plein examen.
Ces statistiques font la honte. Aux examens nationaux de cette année en Guinée, 120 candidats pris en situation de fraudes, ont été exclus du baccalauréat, 805 téléphones saisis et plus de 20 surveillants ont été renvoyés pour complicité et légèreté.
« On a eu 120 candidats pris en salle et exclus en situation de fraude au niveau du Baccalauréat. Lorsqu’à la porte de l’école, un téléphone est récupéré sur un candidat, il n’est pas éliminé. Mais, lorsque le téléphone est pris en salle de classe, utilisé ou pas, il est éliminé. Et, lorsque le téléphone est dans une salle de classe, les surveillants sont renvoyés. Nous avons renvoyé 24 surveillants et ces 24 qui sont renvoyés ne surveilleront pas les examens en Guinée pendant les trois prochaines années. Au moment où je vous parle, se trouvent à Conakry et à l’intérieur du pays 805 téléphones »,dira Dr Bano Barry.
Les 805 téléphones saisis, vont être examinés par les services de police, à l’effet de trouver les complices des auteurs des fraudes, avant d’engager une poursuite judiciaire contre eux.
« Je vais communiquer ces téléphones aux services de sécurité pour leur demander de les auditer. Ce que nous cherchons dans ces téléphones, c’est est-ce qu’il y a des groupes WhatsApp créés et qui ont donc justifié que l’élève ait pris le risque de partir avec le téléphone en classe. Si nous avons ces groupes WhatsApp, si les services de sécurité nous permettent de remonter la chaîne, nous poursuivrons devant les tribunaux tous ceux qui ont créé ces groupes WhatsApp et tous les élèves même non pris en situation de classe; mais, qui se sont connectés pendant les examens sur ces groupes WhatsApp et qui ont reçu des sujets, ils seront tous éliminés », a-t-il laissé entendre.
Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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