Conakry a vibré, ce mardi 12 mai 2026, au rythme de l’innovation. La capitale guinéenne a accueilli la finale de la première édition du Concours Universitaire pour l’Entrepreneuriat en Guinée. Initié par le site d’informations générales Avenirguinee.org, l’événement vise à propulser les talents issus des universités locales vers les sommets de l’économie nationale.
Placée sous le haut patronage de la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Dre Diaka Sidibé — représentée par sa cheffe de cabinet —, cette compétition a mis aux prises huit universités. L’objectif est clair : identifier et accompagner les futurs « champions nationaux », capables de saisir les opportunités historiques offertes par des projets d’envergure tels que le projet minier Simandou.
Un podium tourné vers l’avenir
Avant la proclamation des résultats par un jury rigoureux, l’assistance a assisté aux présentations des projets par les candidats. Au terme des délibérations, trois lauréats se sont distingués :
- 1ère place (Gandy) : Remporte le premier prix avec un score de 154 points et un chèque de 10 millions de francs guinéens.
- 2ème place (Reci Innov de l’Université de Kindia) : Se classe deuxième avec une enveloppe de 5 millions de francs guinéens.
- 3ème place (Média – score de 134,3 points) : Repart avec un chèque de 3 millions de francs guinéens.
Ces récompenses, au-delà de la symbolique, constituent un capital de départ pour concrétiser ces initiatives entrepreneuriales.
La vision du commissaire général
Pour Mohamed Cissé, commissaire général du concours, cet événement répond à une nécessité sociale et économique. Il a rappelé que si le département de l’Enseignement Supérieur a instauré des pôles d’innovation dans les universités, le défi de l’insertion professionnelle reste entier.
« Le concours s’inscrit dans cette politique de valorisation de vos réformes. Notre objectif est de réunir le talent de cette jeunesse qui doit porter le développement du pays, notamment à l’heure où le projet Simandou devient le catalyseur de notre économie locale. Nous avons besoin d’un vivier national formé et audacieux pour que la Guinée tire pleinement profit de ses richesses. »
Un suivi post-compétition
L’engagement des organisateurs ne s’arrête pas à la remise des prix. Mohamed Cissé a annoncé la mise en place d’un comité de suivi dont la mission sera de promouvoir les trois meilleurs projets auprès des bailleurs de fonds et des partenaires stratégiques. L’ambition pour la prochaine édition est déjà tracée : sortir de Conakry pour mettre en compétition toutes les universités du pays, de Kindia à Nzérékoré, en passant par Labé et Kankan.
Par Younoussa Bangoura, pour flammguinee.com
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