Engagée dans une dynamique de transparence et de bonne gouvernance sous l’impulsion du chef de l’État, la Guinée a franchi une étape décisive avec la validation d’une nouvelle nomenclature des dépenses de l’État et des collectivités. Ce nouveau cadre, qui inclut un plan comptable harmonisé pour les collectivités territoriales, vise à réduire les délais de traitement des paiements à 48 heures dès le 1er janvier 2027.
Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a abrité un atelier de validation de pièces justificatives majeures, marquant un tournant dans la réforme des finances publiques. Ces travaux ont permis d’encadrer la nomenclature des dépenses de l’État ainsi que les pièces justificatives des recettes et des dépenses des collectivités, adossées à un plan comptable harmonisé inédit en République de Guinée.
Rompre avec les lourdeurs administratives
À l’origine de cette réforme, un constat s’imposait : l’ancienne nomenclature datait de 2017 et faisait l’objet d’une application perfectible. Les dossiers de dépenses s’éternisaient en raison de pièces manquantes et de lourdeurs bureaucratiques au sein des différentes administrations.
Grâce aux travaux menés ces derniers mois et validés durant quatre jours par les parties prenantes — réunissant le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, la Cour des comptes et divers départements administratifs —, un nouveau cadre a été défini. Désormais, le Trésor public est en mesure de traiter les pièces justificatives des dépenses en 48 heures, garantissant une efficacité accrue.
Soutenir l’économie locale et les grands projets
L’objectif de cette transformation est de permettre aux fournisseurs ayant accompli un service pour l’État d’être réglés rapidement. Une gestion rigoureuse et accélérée des dépenses stimule l’emploi, soutient les PME et renforce l’économie nationale à travers les impôts générés par les entreprises.
Cette mutation est jugée critique à l’aube de l’accroissement des dépenses d’investissement liées au projet Simandou et aux grands chantiers d’infrastructure du pays.
Un impact prioritaire pour les collectivités
L’extension de cette réforme aux collectivités territoriales revêt une importance capitale. Le développement national ne se limitant pas à Conakry, il s’agit d’assurer un suivi rigoureux des dépenses à l’intérieur du pays afin qu’elles profitent directement aux populations. Cette orientation constitue une priorité absolue pour le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya — dont la gouvernance est guidée par la transparence —, ainsi que pour le Premier ministre et l’ensemble des acteurs nationaux.
Prochaines étapes vers l’implémentation en 2027
Pour concrétiser cette vision, les prochaines étapes consisteront à finaliser et faire approuver les documents officiels, puis à déployer un vaste programme de formation. Celui-ci ciblera les ordonnateurs, les contrôleurs financiers et les trésoriers régionaux à travers tout le pays afin d’assurer l’opérationnalisation de cette nouvelle nomenclature et de ce plan comptable harmonisé dès le 1er janvier 2027.
Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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