Le Salon de la Logistique et de l’Automobile de Guinée (SALA) est un rendez-vous professionnel majeur qui réunit les acteurs de la logistique, du transport, de l’automobile, des banques, des assurances, ainsi que des institutions publiques et privées. Véritable plateforme d’échanges, de partenariats et d’innovation, le salon propose des solutions durables pour accompagner efficacement la transformation économique du pays.
Lancé ce jeudi 17 juillet 2026 à Conakry, cette cérémonie de lancement a été présidée par Mamoudou Nagnalen Barry, président du Conseil d’administration de la CTG. Placé sous le thème « Logistique et mobilité : moteur de la transformation économique de la Guinée à l’horizon 2040 », l’événement ambitionne de positionner ces secteurs comme leviers stratégiques du développement national.
Le projet Simandou en ligne de mire
Présent à cet événement stratégique, le président du conseil d’administration de la CTG a salué cette initiative cruciale pour l’avenir socio-économique de la Guinée :
« Nous devons tous comprendre qu’aujourd’hui, nous avons besoin d’un secteur automobile fort, d’autant plus que le programme Simandou s’inscrit pleinement dans ce cadre. Nous allons continuer à renforcer les capacités de nos entreprises afin qu’elles soutiennent le développement national. La République de Guinée a besoin d’entreprises locales solides pour garantir un avenir meilleur à notre pays. »
Faire émerger une chaîne de valeur intégrée
L’ambition du SALA est de décloisonner des secteurs intimement liés. On ne peut parler de logistique sans aborder l’automobile, tout comme ces deux secteurs dépendent étroitement de celui des hydrocarbures. C’est pour interconnecter tous ces maillons qu’un tel rassemblement a été pensé. Qu’il s’agisse de logisticiens, de concessionnaires, d’entreprises de contrôle technique ou d’ateliers de mécanique, le salon ambitionne de regrouper l’ensemble de cette chaîne de valeur.
L’un des défis majeurs reste la démystification de l’acquisition d’engins en Guinée, un sujet souvent complexe pour les jeunes entrepreneurs. Alors que de nombreuses entreprises locales se tournent vers la Chine, le Japon, l’Allemagne ou la France pour importer leurs équipements, des concessionnaires locaux proposent pourtant les mêmes matériels sur place. Le SALA se positionne ainsi comme un facilitateur pour aider les porteurs de projets à trouver des mécanismes de financement et d’acquisition de ces équipements, indispensables pour postuler aux grands marchés logistiques nationaux.
Un bilan prometteur et un cap fixé sur l’avenir
En tant que passerelle entre les professionnels du secteur et le grand public, les organisateurs tirent un bilan très positif de cette édition et se projettent déjà vers l’avenir. Kamano Ali Max, commissaire général du SALA, a exprimé sa gratitude et son ambition :
« Je tiens à remercier chaleureusement tous les partenaires qui ont cru en ce projet. À ceux qui hésitent encore, je leur dis de monter à bord, car la prochaine édition s’annonce grandiose. Pour une première, nous avons fait des efforts considérables, et la confiance que nous accordent aujourd’hui les participants prouve que le pari est réussi. La deuxième édition sera encore plus envergure. »
Le commissaire général a conclu par un appel à l’unité sectorielle :
« Cette plateforme est unique et inédite en Guinée. Nous souhaitons que tous les acteurs — de l’automobile, de la logistique, de la finance, des assurances, du contrôle technique, de la formation et des hydrocarbures — unissent leurs voix pour parler de la transformation économique de notre pays. C’est un combat que nous devons mener et gagner ensemble. »
Par flammeguinee.com






