Le Président du Parti Bloc pour l’Alternance en Guinée,  Abdoulaye Sadio Barry était devant la presse ce samedi, 08 Novembre 2025, à Conakry, pour faire le point de l’actualité sociopolitique,  notamment sur les préparatives à l’organisation des élections présidentielles, prévues le 28 décembre 2025 en Guinée.

A cette heureuse occasion,  le Président du parti Bloc pour l’Alternance en Guinée, Abdoulaye Sadio Barry a annoncé officiellement son retrait au scrutin présidentiel du 28 décembre 2925 en Guinée.

Ce n’est pas tout,  le Président du parti BAG a tenue à expliquer  que, son parti a pris  cette décision, parce que, dit-il, le BAG a déjà constaté des irrégularités dans l’organisation de ses élections, qui ne l’encourage pas de prendre part à ses échéances.

Mais aussi, Mr Abdoulaye Sadio Barry a tenue  cette conférence  de presse,  pour expliquer aux hommes de médias que,  très malheureusement, aujourd’hui, ce scrutin tant attendu  n’encourage pas beaucoup de leaders des partis politiques. Parce que,  indique Mr  Barry, le gagnant de ses échéances est déjà connu à l’avance par le public. Il s’agit du général Mamadi Doumbouya, ajoute-t-il,  avant de rappeler que, pourtant, celui-ci ( le général Mamadi Doumbouya) s’est déclaré candidat à ses élections, à  travers le dépôt de sa candidature qu’il vient de faire la semaine dernière à la Cour Suprême. Alors que, toujours rappelle le Président du parti Bloc pour l’Alternance en Guinée que, le général Mamadi Doumbouya avait promis aux guinéens et à l’opinion nationale et internationale, <span;>lors de la prise effective du pouvoir par le CNRD en 2021, que ni lui, encore moins les membres de son gouvernement, ne seront pas candidats à ses élections.

Aujourd’hui, c’est le contraire de cet engagement qui s’est produit. Voilà quelques raisons, que le Président du parti Bloc pour l’Alternance en Guinée a voulu partager avec les hommes de médias,  pour justifier le retrait de sa candidature au scrutin du 28 décembre 2025.

 » Aujourd’hui, après réflexion, après les événements que le bureau politique du BAG a vécu la semaine dernière, nous avons décidé de prendre des décisions. Alors, vous le savez tous,  il y a eu beaucoup de manquement dans la transition que dirige Mamadi Doumbouya et son gouvernement. Ces manquements sont dû,  faute au manque du dialogue politique… », a déclaré le Président du parti Bloc pour l’Alternance en Guinée.

Mr Barry ne s’est pas limité à denoncer seulement le processus mais plutôt,  il a apporté quelques précisions, qui prouvent suffisamment qu’il y a des manquements. Par exemple, selon Mr Berry, entre la constitution et le code électoral,  au niveau de certains textes, il ya des contradictions.

 » Nous avons obtenu une constitution mais , une semaine après la promulgation de la constitution,  le CNT s’est retiré pour nous produire un code électoral. Et, qu’est-ce qu’on a constaté,  ce code électoral est truffé de contradiction et de conflits avec la construction. Quand un texte parle de 40 ans pour être candidat aux élections,  un autre parle de 44 ans. Avec ce genre de dysfonctionnement,  posez-vous la question,  si vous, vous écriviez un texte, des normes , une semaine après,  vous écrivez un texte sensé être complémentaire du premier,  est-ce que ce dernier doit être en contradiction avec le premier. Nous, nous estimons que , nos conseillers du CNT n’ont pas écrit un texte mais ils ont copié le texte. Ces failles ont été dénoncé par Dr Faya du bloc libéral,  il est allé jusqu’à saisir la Cour Suprême pour ce dossier. Dans la même constitution tant au sein du code électoral,  il est dit que les élections seront organisé uniquement par un organe technique indépendant. Mais, l’organe qui a organisé le référendum, qui a été mis en place par le ministre, c’est lui qui s’échangera l’organisation de ses élections présidentielles, au lieu de l’organe technique indépendant établi par la construction… », explique Mr Barry, Président du parti Bloc pour l’Alternance en Guinée, au cours de ce point de presse.

Selon Mr Barry, l’on ne peut pas être en compétition avec des acteurs qui décident de la manière dont le processus doit se dérouler.

 » La loi nous autorise à déposer notre caution aujourd’hui, ce samedi 8 novembre, jusqu’à 23h59. Mais la Banque centrale a fermé hier à 16h30. Nous avons demandé, et le samedi, les autres banques ont dit : oui, les banques primaires peuvent ouvrir, mais nous, on n’ouvre pas. Ça veut dire qu’on se retrouve dans l’impossibilité de faire le dépôt de la caution alors qu’on est dans le cadre de la loi. S’il y avait eu du dialogue, on aurait pu attirer l’attention sur ces petits éléments. On aurait pris des dispositions, mais comme il n’y a pas eu de dialogue, on ne s’est pas du tout concerté. On aurait pu faire comme pour le dépôt des dossiers à la Cour suprême. La Cour suprême a laissé ses portes ouvertes jusqu’à 00h pour la circonstance. On aurait pu faire la même chose de l’autre côté aussi. Mais ce n’est pas le cas, parce que tout se passe sans concertation, sans dialogue politique. Par ailleurs, nous avons fait un constat. Aujourd’hui, il manque un engagement collectif général, il y a un découragement général. En réalité, parce que tout le monde se dit que le résultat est déjà connu. C’est ce que tout le monde dit. Personne ne croit qu’il y aura un futur président ici qui ne s’appellera pas Mamadi Doumbouya. Tout le monde le croit : ceux qui l’aiment, ceux qui ne l’aiment pas, tout le monde est d’accord que le futur président, c’est Mamadi Doumbouya. Eh bien, pourquoi aller à un jeu si vous connaissez déjà le résultat ? À mon avis, on peut épargner notre pays de faire des dépenses colossales si vraiment on n’organise pas de vraies élections. Nous, de notre côté, nous avons tiré les conséquences », a-t-il expliqué.

Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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