Au lendemain du scrutin référendaire, tenue le 21 septembre 2025, et les résultats définitifs de ses élections validés par la Cour Suprême, le 26 septembre, le Président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a son tour, a aussi décidé de convoquer les guinéens, partout qu’ils soient, d’élire à travers les urnes, celui qui doit désormais, prendre démocratiquement les destinées de la Guinée, le 28 décembre 2025.
Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral (BL), a s’est exprimé sur le sujet ce mardi 30 septembre, à l’issue d’une cérémonie dont ik était invité. Selon lui, cette annonce présidentielle manque de concertation et illustre une dérive autoritaire du pouvoir militaire.
« Bon, ça a été assez militaire. On sait que ce sont des militaires qui sont au pouvoir, mais il faut que le président Mamadi Doumbouya dose un peu la dimension militaire de ses actes. Ça fait quand même quatre ans qu’il est là. Il y a des choses qui nécessitent une certaine concertation », a-t-il affirmé.
Pour Dr Faya, l’absence de dialogue national avant l’annonce de cette date compromet la légitimité du processus.
« Quand le dialogue est complètement interrompu dans un pays, ça ne conduit pas à un bon lendemain. J’aurais souhaité que cette annonce soit précédée d’un dialogue, car plusieurs décisions prises auparavant n’étaient pas consensuelles. Certains Guinéens n’étaient pas d’accord. Un dialogue aurait permis d’identifier les échecs et de mieux préparer la suite. »
Avec flammeguinee.com






