Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, à travers sa Direction générale de la recherche scientifique, a organisé ce vendredi 5 juin 2026 à Conakry, un atelier de présentation et de validation du rapport de diagnostic institutionnel et scientifique des Institutions de recherche scientifique (IRS) et des Centres de documentation et d’information (CDI). Cet événement marque une étape décisive dans la modernisation et la qualification du système de recherche guinéen.

Pour doter la Guinée d’outils performants, cette rencontre a réuni les principaux acteurs du secteur : enseignants-chercheurs, documentalistes, responsables qualité et financiers. L’objectif était d’évaluer avec précision les effets de la vaste réforme institutionnelle et de mutualisation des ressources engagée depuis 2021.

​Une restructuration historique : De 30 entités à 12 structures clés

Dans son discours d’ouverture, la Directrice générale de la Recherche scientifique, Dre Fatoumata Sylla, a rappelé que ce diagnostic, fruit d’un travail de terrain rigoureux mené du 28 mai au 4 juin, a permis de mesurer l’impact réel du regroupement des anciennes structures. La réforme a en effet permis de passer de 30 entités éparpillées à 10 Institutions de recherche scientifique (IRS) et 2 Centres de documentation et d’information (CDI).

​« L’objectif était d’analyser l’état d’évolution des institutions après cette restructuration, notamment en matière de gouvernance, de pilotage institutionnel, d’infrastructures et de mutualisation des ressources. Les résultats montrent des progrès significatifs », a-t-elle expliqué.

Dre Fatoumata Sylla s’est particulièrement réjouie de l’écart positif observé entre la situation de 2021 et celle d’aujourd’hui, notamment dans le développement des compétences et la production scientifique. Pour elle, cela témoigne de la pertinence des réformes impulsées sous le leadership de la ministre, Dre Diaka Sidibé.

​Financement et infrastructures : Des réponses concrètes aux défis persistants

Malgré ces avancées notables, la Directrice générale a reconnu en toute transparence l’existence de défis liés au financement de la recherche et au manque d’équipements scientifiques. Toutefois, elle s’est montrée rassurante quant aux initiatives gouvernementales en cours pour inverser la tendance :

L’appel à projets de recherche à impact pour la Guinée :

Un mécanisme innovant qui permettra aux institutions et aux universités de se constituer en consortiums compétitifs afin de capter des financements nationaux et internationaux.

Le projet UNIVLAB : Un programme en cours d’exécution qui va doter les laboratoires de recherche et les centres de documentation d’équipements scientifiques modernes.

​« Nous ne faisons plus de la recherche pour la recherche. Nous faisons de la recherche pour impacter nos communautés, soutenir le développement socio-économique et apporter des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens », a martelé Dre Fatoumata Sylla, insistant sur la nécessité de rapprocher la science du monde industriel.

Le diagnostic comme outil d’aide à la décision stratégique

​Présidant la cérémonie au nom de la ministre, le Secrétaire général du département, Dr Facinet Conté, a réaffirmé la vision stratégique des autorités. « La recherche scientifique constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers du développement économique, social et technologique. Elle est un facteur essentiel de compétitivité, de création de connaissances et de transformation durable de nos sociétés », a-t-il rappelé.

​Il a souligné que ce rapport diagnostique ne doit pas être perçu comme une finalité, mais comme un véritable outil d’aide à la décision :

​« Cet exercice doit nous permettre d’identifier les réformes prioritaires et les actions adaptées aux réalités du terrain. L’atelier d’aujourd’hui représente une étape décisive dans ce processus en favorisant le dialogue et la concertation entre les différents acteurs. »

En clôturant son intervention, le Secrétaire général a félicité la Direction générale de la recherche scientifique ainsi que les équipes techniques pour le dévouement ayant caractérisé cette mission. Avec ce bilan globalement positif, le ministère réaffirme son ambition d’accélérer la modernisation des structures scientifiques afin de faire de l’innovation le pilier du développement durable de la Guinée.

Par Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com

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