Après la clôture de l’atelier régional du Forum des Administrations Fiscales d’Afrique de l’Ouest (FAFOA) tenu récemment à Conakry avec la participation des experts venus de 16 pays membres pour discuter des défis fiscaux du secteur extractif. Placé sous le thème le renforcement des capacités de contrôle fiscal et l’échange d’informations entre les nations. À cette occasion, nos reporters ont eu l’occasion de s’entretenir avec le Directeur Général du Bureau des Évaluateurs de Quantités et Qualité des minerais à l’Exportation (BEQPM), Monsieur Moussa Nimaga, au ministère des Mines et de la Géologie, pour nous parler de la présentation de son thème et de l’importance de cette rencontre d’envergure de Conakry et les bénéfices tirés de la Guinée à l’international.

Vous avez présenté le thème axé sur le rôle du Bureau des évaluateurs de quantités des produits miniers (BEQPM) dans l’évaluation minière. Pourquoi le choix de ce thème

Monsieur  Moussa Nimaga:  J’ai d’abord présenté la direction, en rappelant le but de la création et la mise en place du service en 2018, ainsi que les formations suivies en Guinée et à l’extérieur. J’ai également abordé les relations de travail avec les services des douanes, des impôts et d’autres administrations. Nous occupons une place importante dans la collecte et la sécurisation des revenus miniers de l’État, et notre activité a un impact significatif sur l’accomplissement des autorités du pays. Nous bénéficions de l’accompagnement de la GIZ et de la Banque mondiale, ce qui nous permet de mieux gérer les défis liés à notre activité.

Le thème de l’atelier était axé sur le renforcement des capacités de contrôle fiscal et d’échanges d’information dans le secteur extractif en Afrique de l’Ouest. Quelle lecture faites-vous de ce thème ?

C’était une rencontre d’une importance capitale et de haut niveau, regroupant seize (16) pays avec des grands experts dans le domaine fiscal et du secteur extractif. Le thème abordé était extrêmement utile non seulement pour les services impliqués dans le contrôle fiscal, mais aussi pour les autres acteurs évoluant dans le secteur extractif, comme notre Direction, le Bureau des évaluateurs de quantités des produits miniers. Je tiens à remercier la DGI, le FAFOA/WATAF et la Banque mondiale d’avoir initié et organisé une telle rencontre dans notre pays, la République de Guinée.

Le secteur extractif, par sa complexité, exige des compétences en matière d’information sur le contrôle fiscal. Quelle stratégie menez-vous dans l’évaluation minière ?

Nous avons mis en place des dispositifs de suivi et des mesures concrètes d’évaluations des quantités de minerais exportés, notamment : Former les agents sur les tâches qui leur incombent, conscientiser les agents sur leurs responsabilités, déployer les agents sur les différents points de contrôle : ponts bascules, installations portuaires et navires
Notre activité contribue également à renforcer l’autorité de l’État dans les ports minéraliers et dans les opérations maritimes, améliorer la visibilité et la bonne maîtrise des données d’exportation, assurer la transparence dans la collecte des données, publier les données de manière hebdomadaire, augmenter les quantités calculées par rapport aux quantités déclarées avant le chargement, et à augmenter les recettes de l’État.

La gestion des revenus miniers, la Guinée tire 90% de ses recettes d’exportation des mines. Quel est le rôle joué par votre direction pour atteindre ce résultat ?

Nous mettons les quantités exportées à la disposition des services compétents de l’État. Ces quantités font partie des données essentielles rentrant dans le calcul de la taxe minière (taxe d’extraction et taxe à l’exportation) et du prix de référence de la bauxite.

Quelle est la place que vous occupez dans la collecte et la sécurisation des revenus miniers de l’État ?

Nous contribuons à l’amélioration de l’assiette de la taxe minière en évaluant correctement les quantités de minerais exportées, afin d’éviter que l’État ne perde des revenus dus à la sous-estimation des quantités. Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires pour garantir la transparence et la fiabilité de nos données.

Je vous remercie

Interview réalisée par Naby Camara & Younoussa Bangoura