Les activités de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) 2019, ont été enfin lancées ce mardi, 17 Décembre 2019 à Conakry, en présence du Président de la République, Pr Alpha Condé. Seulement que, cette quatrième édition, a été marquée par la présence massive des enfants (image), que les autorités ont cherchés dans leurs écoles,   pour remplir la salle de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, pour crier en faveur d’Alpha Condé.

Et, avec le processus électoral dans lequel le pays est plongé, cette quatrième édition de la semaine nationale de la citoyenneté s’est démarré sous le thème : « Voter : droit et devoir des citoyens ; user de vos droits, faites vos devoirs ». Une façon pour les autorités d’inviter les citoyens guinéens à s’impliquer davantage dans ce processus.

Mais, en vain ! Non seulement, il y a des couacs  au tour du recensement des électeurs mais pour l’organisation de cet évènement, le ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté a enregistré des problèmes financiers. Ce qui a fait d’ailleurs que, ces deux dernières éditions, ont connu un décalage de calendrier. Tout simplement, parce qu’il y a eu un problème financement mais aussi,  l’objectif pour lequel cette initiative a été prise semble être abandonné. Certes, voilà pourquoi, depuis le limogeage de Kalifa Gassama Diaby, à la tête du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, la senacip n’a plus connu un engouement.

Et, pour combler ce vide, il y a deux ans, sans risque de se tromper,  que les autorités guinéennes vont dans les écoles, pour chercher, pour remplir la salle et surtout, crier en faveur d’Alpha Condé. Surtout, quand celui-ci fait des pics à ses opposants. Pour le lancement de cette quatrième édition de la SENACIP, personne ne dira le contraire. Parce que, des enfants (image) ont été déplacés de l’école pour l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, qui a d’ailleurs abrité ces deux dernières éditions. Pour preuve, cette jeune fille dont nous préférons  garder l’anonymat indique qu’elles  ont été amenées de l’école. Par inattention, elle lâche ceci : « … après ici, moi je ne vais plus me retourner à l’école… ».

Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com

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