Le Tribunal du Travail de Conakry a rendu une décision importante ce jeudi dans le litige opposant la société Électricité de Guinée (EDG-SA) à son ex-employée, Mariama Touppé Baldé, ancienne responsable commerciale.
Saisie par la direction d’EDG, la juridiction devait se prononcer sur une exception de fin de non-recevoir, soulevée par l’entreprise, qui contestait la recevabilité de la plainte de Mme Baldé. Selon EDG, le délai légal de recours aurait été dépassé.
Mais le juge Mohamed Diawara n’a pas retenu cet argument. Il a rejeté l’exception de prescription invoquée par la société, déclarant :
« Rejette l’exception de fin de non-recevoir tirée de la prescription soulevée par la société Électricité de Guinée (EDG-SA). »
Cette décision ouvre la voie à l’examen au fond du dossier, désormais renvoyé à l’audience du 31 juillet 2025.
Une carrière interrompue dans des conditions contestées
Dans sa requête, Mme Mariama Touppé Baldé affirme avoir été recrutée en octobre 2004 en qualité de responsable commerciale, dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée. Elle indique avoir exercé ses fonctions pendant plus de 16 ans, sans faire l’objet de sanctions disciplinaires.
Cependant, elle déclare avoir été écartée de ses fonctions le 18 juin 2020, sans notification officielle de licenciement, ni respect des procédures légales prévues par le Code du travail. Elle estime que cette rupture de contrat aurait été motivée par des accusations infondées, portant notamment sur des faits présumés de détournement, usage de faux et manquement à l’obligation de loyauté.
Le jugement sur le fond promet donc d’être décisif dans ce bras de fer judiciaire entre l’ex-responsable commerciale et son ancien employeur public.
Daouda Yansané






