
Ce dimanche 11 mai marque le premier anniversaire de l’emprisonnement des chroniqueurs et journalistes Sonia Dahmani, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies. Les deux hommes ont été condamnés à huit mois de prison pour diffusion de fausses nouvelles dans leurs analyses politiques et sont toujours en détention dans le cadre de suspicion de blanchiment d’argent. Sonia Dahmani a été condamnée à un an et demi de prison, également pour diffusion de fausses nouvelles.
En Tunisie, pour les avocats et la famille du journaliste Mourad Zeghidi, réunis au syndicat des journalistes mercredi 7 mai, le premier anniversaire de l’emprisonnement doit être l’occasion de se remobiliser après un silence volontaire pour éviter de faire pression sur la justice. Meriem Zeghidi est la sœur de ce journaliste. « On parle aux médias parce qu’on atteint les 365 jours et que ça commence à devenir inadmissible que Mourad continue d’être en prison ».
Elle attend une éventuelle remise en liberté provisoire après l’audience de son frère prévue pour le 15 mai dans le cadre d’une affaire de suspicion de blanchiment d’argent. Une libération que réclame aussi l’un de ses avocats, Ghazi Mrabet. « Mourad garde espoir, il garde espoir dans les institutions, dans la justice malgré tout ce qu’on lui fait subir ».
Sa collègue, l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani purge une peine de prison et reste actuellement poursuivie dans le cadre de trois autres affaires concernant ses analyses politiques. Son avocat Chawki Tabib évoque une situation délicate. « L’espoir est toujours permis, mais comme il s’agit d’un dossier à caractère politique, le dossier est tributaire de la volonté du pouvoir politique actuel d’entamer une certaine ouverture politique ou pas ».
Selon le syndicat des journalistes, quatre journalistes sont actuellement emprisonnés et près d’une quinzaine font l’objet de poursuites judiciaires.
RFI





