C’est parti pour la deuxième édition des E-Sports Champions Guinée. Pendant deux jours, les passionnés de gaming venus des huit régions administratives et de la zone spéciale de Conakry vont s’affronter. L’objectif ? Sélectionner les meilleurs talents capables de représenter dignement la Guinée sur la scène continentale et internationale dans un secteur aujourd’hui devenu un véritable pourvoyeur de ressources.
Une ouverture sous le signe des ambitions numériques
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée au Chapiteau By Issa, sous la haute présidence du Premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah. L’événement a réuni les compétiteurs de cette édition, le directeur du Fonds National de l’Électricité et du Numérique (FNEC), ainsi que plusieurs personnalités. C’est le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Cellou Baldé, qui a officiellement donné le coup d’envoi.
Dans son allocution, le président de la Fédération Guinéenne d’E-Sports (FNEG), Mamadou Malian Thiam, s’est réjoui de la tenue de cet événement avant de rappeler la mission de son institution :
« L’E-sport, c’est la pratique compétitive du jeu vidéo dans un cadre structuré et officiel. C’est ce qui le différencie du simple divertissement à la maison. C’est une discipline bien organisée, avec des règles strictes, offrant de vraies opportunités de carrière. C’est pourquoi nous devons vivre de cette passion qui est devenue un véritable métier. »
Un phénomène mondial et inclusif
Selon le président de la FNEG, cet univers suscite un engouement croissant auprès de la jeunesse guinéenne. « C’est un phénomène mondial. Aujourd’hui, cette industrie dépasse celle du cinéma et représente plus de 75 % du marché du divertissement. Il faut occuper les jeunes à travers les nouveaux métiers du numérique, de la digitalisation et de l’intelligence artificielle », a-t-il ajouté, tout en plaidant pour un soutien accru du ministère des Sports en matière d’infrastructures.
Cette édition se distingue par son caractère inclusif et décentralisé. Contrairement à la précédente qui ne comptait qu’une seule discipline, celle-ci en intègre trois et a mobilisé des joueurs de Nzérékoré à Kankan, jusqu’à Conakry. Les femmes et les personnes à mobilité réduite y occupent également une place de choix. M. Thiam a enfin invité le secteur privé et les multinationales à investir massivement pour permettre aux clubs guinéens de rivaliser avec les puissances de la sous-région et de l’Afrique du Nord.
L’engagement des autorités de la Transition
Prenant la parole, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a rappelé que l’E-sport est à la fois une école de vie numérique et un puissant vecteur d’emplois :
« La transformation numérique de l’Afrique passe aussi par cette économie. La Guinée en est consciente, c’est pourquoi nous tenons à encadrer, soutenir et valoriser ce secteur en pleine expansion. Cette compétition est le reflet du travail rigoureux de notre fédération et de l’engagement de nos partenaires. »
En clôture de la cérémonie, le Premier ministre Amadou Oury Bah a salué les efforts de décentralisation de la FNEG à travers les huit régions du pays. Il a insisté sur la nécessité d’un changement de paradigme en Guinée : tenir une manette ne doit plus être perçu comme un simple passe-temps, mais bien comme un métier d’avenir. Le chef du gouvernement a réitéré le soutien total de l’État pour propulser les couleurs guinéennes sur le toit de l’E-sport mondial.
Par Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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