La Deuxième Réunion du Comité de Pilotage de Guinée Business Forum, un espace de dialogue Public-Privé, axé sur les résultats s’est tenue ce vendredi à Conakry. C’est le Premier ministre, Amadou Oury Bah qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet événement, qui s’est déroulée en présence de plusieurs ministres dont la ministre de l’industrie, de petites et moyennes entreprises, Dr Diaka Sidibé, également première vice-présidente du GBF, celle-là était accompagné par son homologue du commerce, Mme Fatima Camara.
Organisé par le ministère de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, dirigé par le maitre d’ouvrage de la deuxième réunion du Comité de Pilotage du Guinea Business Forum, à travers sa direction nationale de la promotion du secteur privé (DNPSP), cette rencontre s’inscrit dans le cadre de renforcement du dialogue public-privé, pilier central de la stratégie nationale de développement économique.
Voilà pourquoi, la rencontre a regroupé des membres du gouvernement y compris des cadres des différents départements sectoriels.
La ministre de l’Industrie, des petites et moyennes entreprises, Dre Diaka Sidibé, également première vice-présidente du GBF a, dans son discours exprimé son honneur de participer à cette session de travail, en ajoutant que la vocation du Forum, c’est de devenir un cadre institutionnel de concertation, d’innovation et d’action conjointe entre l’État, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.
« C’est pour moi un immense honneur et un réel plaisir de prendre la parole en ma qualité de tutelle technique et première vice-présidente du GBF, à l’occasion de cette deuxième réunion du Comité de Pilotage du Guinea Business Forum, cadre institutionnel du dialogue public-privé, né de la volonté du Gouvernement de bâtir un partenariat dynamique, transparent et orienté vers les résultats avec le secteur privé », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, Dre Diaka Sidibé a salué la vision audacieuse du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, dont l’ambition est de construire « une Guinée forte, souveraine, prospère et inclusive », portée par un développement économique durable et responsable. Elle a également rendu hommage au Premier ministre, Chef du Gouvernement, pour son leadership et son engagement constant dans la mise en œuvre du GBF, désormais érigé en levier central du développement national.
La ministre a ensuite rappelé que le Guinea Business Forum va bien au-delà d’un simple espace de concertation. Il constitue désormais une plateforme stratégique de co-construction, où se rencontrent les énergies, les expertises et les visions de tous les acteurs du développement national.
« Le GBF incarne notre volonté commune de bâtir un climat d’affaires compétitif, attractif et transparent, condition essentielle pour accélérer la diversification de notre économie et stimuler l’investissement productif », a-t-elle affirmé.
Elle a souligné la parfaite cohérence entre le GBF et les objectifs du Programme de Développement Socio-économique Durable et Responsable – Simandou 2040, récemment remis au Chef de l’État. Sur les 65 milliards de dollars d’investissements prévus, près de 45 milliards devraient provenir du secteur privé, preuve du rôle moteur que celui-ci est appelé à jouer dans la transformation économique du pays.
Depuis la première réunion du Comité de Pilotage en mai 2024, des avancées significatives ont été enregistrées :
• La réactualisation de l’arrêté portant création du GBF ;
• La mise à jour de l’arrêté de nomination des membres du Comité de Pilotage ;
• La signature de l’arrêté instituant le Comité Technique des Réformes du GBF ;
• Et la tenue, du 20 au 25 août 2025, des travaux du Comité Technique des Réformes, articulés autour de six réformes prioritaires.
Ces six réformes structurantes traduisent la détermination du gouvernement à faire du GBF un instrument concret de transformation :
• Révision du Code des investissements, pour renforcer l’attractivité de la Guinée et offrir un cadre fiscal compétitif et sécurisé.
• Mise en place du Statut de l’Entreprenant, facilitant la formalisation des très petites entreprises et entrepreneurs individuels.
• Création d’une École d’Excellence de Commerce, Banque et Assurances à travers l’ISCAEG, destinée à former des cadres qualifiés répondant aux standards internationaux.
• Mise en place du Guichet Unique du Foncier, pour plus de transparence et de rapidité dans les procédures d’acquisition.
• Élaboration du Livret du Contribuable-Entrepreneur, un outil pédagogique pour améliorer la relation entre administration fiscale et entreprises.
• Promotion de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), pour ancrer les principes d’éthique, de durabilité et de bonne gouvernance dans le tissu économique guinéen.
Selon la ministre Dr Diaka, cette deuxième réunion du Comité de Pilotage vise à évaluer l’état d’avancement de ces réformes et à consolider les acquis. La ministre a insisté sur la nécessité de traduire les engagements en actions concrètes, afin de moderniser les mécanismes d’appui au secteur privé et d’accroître la compétitivité de l’économie nationale.
« Ces réformes ne sont pas de simples intentions. Elles traduisent l’engagement ferme du Gouvernement à agir concrètement, à simplifier, moderniser et rendre plus performants les mécanismes d’appui au secteur privé », a précisé Dre Sidibé.
Elle a ensuite appelé à une synergie d’actions entre les institutions publiques et privées, afin d’assurer un suivi rigoureux et mesurable des progrès accomplis, dans une logique de redevabilité et d’efficacité.
En s’adressant aux membres du Comité de Pilotage et du Comité Technique des Réformes, la ministre a salué leur engagement et les a exhortés à poursuivre les efforts pour faire du GBF un modèle régional de dialogue public-privé réussi.
« Notre objectif ultime reste le même : améliorer le quotidien de nos concitoyens, créer des emplois décents, stimuler la croissance et construire une Guinée résolument tournée vers l’avenir », a-t-elle conclu.
Au terme de son discours, Dr Diaka Sidibé a adressé ses félicitations à son équipe technique, conduite par Dre Karine Tadé Diallo, directrice nationale de la promotion du secteur privé, pour la qualité de l’organisation et leur dévouement malgré un contexte marqué par des défis structurels.
« Puissent nos échanges de ce jour être riches, constructifs et porteurs de décisions fortes au service du développement économique et social de notre pays », a-t-elle souhaité.
En présidant ce vendredi 31 octobre la deuxième réunion du comité de pilotage du Guinée Business Forum (GBF), le Premier ministre a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité en Guinée, condition essentielle selon lui au développement économique du pays.
Amadou Oury Bah a souligné que l’avenir économique de la Guinée dépendra de la capacité des acteurs du secteur à conjuguer leurs efforts. Il a précisé que le secteur privé doit être à la fois acteur, bénéficiaire et garant de la transformation nationale, tandis que l’État continuera à jouer son rôle de facilitateur, de régulateur et d’accompagnateur du développement.
En présidant ce vendredi la deuxième réunion du comité de pilotage du Guinée Business Forum (GBF), le Premier ministre a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité en Guinée, condition essentielle selon lui au développement économique du pays.
Amadou Oury Bah a fait savoir que l’avenir économique de la Guinée dépendra de la capacité des acteurs du secteur à conjuguer leurs efforts. Il a précisé que le secteur privé doit être à la fois acteur, bénéficiaire et garant de la transformation nationale, tandis que l’État continuera à jouer son rôle de facilitateur, de régulateur et d’accompagnateur du développement.
« Ensemble, nous devons faire de la Guinée un pôle de stabilité. Stabilité avant tout économique. Si nous n’avons pas la stabilité économique, peu ou prou, de manière différée, la stabilité politique en sera affectée. Et si la stabilité politique est compromise, c’est la stabilité sociale qui le sera également. D’où la nécessité pour nous tous de comprendre que nos intérêts sont liés », a déclaré le Premier ministre.
Le premier ministre a également plaidé pour une société fondée sur le dialogue et la concertation :
« Le politique, l’économie, les actes sociaux… Nous devons avoir une société qui discute, qui dialogue et qui met en avant l’intérêt global de l’ensemble de notre communauté. Les pays qui progressent sans vacarme sont ceux qui ont cette capacité à organiser un dialogue constructif, responsable et exigeant, sans pour autant tomber dans la compromission avec quelque force que ce soit », a-t-il souligné.
Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
Tél: 628 98 46 60






