51ème Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG), ouvert à Conakry depuis le 27, a pris fin ce vendredi 31 Octobre 2025, sous les hospices du ministre de l’Economie et des Finances, Mourana Soumah, représentant à cette cérémonie le Premier ministre, Amadou Oury Bah.
Cette cérémonie a connu la présence du ministre guinéen des hydraulique et des hydraucarbures, Aboubacar Camara, Président du Conseil des ministres de l’OMVG. Cette heureuse occasion, la cérémonie a enregistrée un parterre d’experts, ansi que des délégués des pays membres de l’organisation, venus de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et du Sénégal.
En ouvrant cette cérémonie, le ministre de l’hydraulique et des hydrocarbures, Aboubacar Camara a, au nom du Président de la République, au nom du Premier ministre, au nom de tout le peuple du Guinée, de vous souhaiter la bienvenue à Conakry.
» Cette terre hospitalière où le sourire est aussi généreux que notre soleil et parfois aussi éclatant que nos ambitions énergétiques. J’espère que votre séjour guinéen sera aussi fructueux qu’agréable et qu’il laissera de bons souvenirs Je tiens à exprimer au nom de nous tous notre profonde gratitude aux autorités guinéennes pour avoir facilité avec diligence l’organisation de cette rencontre essentielle.
L’année qui s’achève marque non seulement le premier exercice de mon mandat à la présidence de ce Conseil, mais elle constitue surtout pour notre organisation l’an 1 d’un nouveau cycle stratégique. Une année de transition, certes, mais surtout une année de transformation.
Le renouvellement complet de nos instances, à savoir la conférence des chefs d’État, le Conseil des ministres, le haut commissariat, n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’une volonté politique claire, à savoir accélérer, réformer en profondeur et préparer le MVG aux enjeux de la décennie à venir. Et ce renouveau ne fut pas que symbolique, il fut productif, concret et visible.
C’est là, à travers des résultats tangibles, car la crédibilité se mesure par les actes. Nous pouvons nous féliciter collectivement d’avoir franchi plusieurs jalons majeurs, notamment la mise en service complète de la ligne d’interconnexion 225 kV, véritable colonne vertébrale énergétique régionale. Elle n’est plus un projet, elle vit, elle pulse, elle connecte, elle illumine.
Ensuite, la création et la perennisation de la société qui incarne notre passage de bâtisseur d’infrastructures à gestionnaire responsable et visionnaire. Oui, nous savons construire, désormais nous démontrons que nous savons gérer ce qui, entre nous, est parfois plus heureux que bâtir. Il y a eu aussi, en termes de résultats, l’organisation du premier forum des investisseurs du MVG à Dakar, qui fut un succès éclatant et qui nous a permis de présenter aux stickers privés les immenses opportunités du bassin. L’agriculture irriguée, le potable et l’assainissement, l’environnement et la navigabilité mais aussi l’aspect industrialisation et transformation locale. Notre ambition est désormais claire, le MVG est devenu un catalyseur de développement et non un simple meuble d’ouvrage public. Enfin, nous avons aussi relancé avec vigueur le chantier structurant de l’aménagement hydroélectrique de Sambagalou, symbole de notre persévérance et de notre vision à long terme. Consolider, innover et surtout soutenir notre institution. À date, l’heure est donc à la consolidation mais aussi à l’accélération. Pour cette session, nous allons examiner des sujets majeurs, notamment les défis financiers persistants, comme l’a dit tout à l’heure le ministre des Finances, le service de la dette, les besoins en financement complémentaires, la contribution de nos États mais aussi les investissements liés aux infrastructures de seconde génération. Comme le dit un adage bien connu chez nous, aussi c’est connu au Sénégal, sauf les Gambiens et les Bissau-guinéenne qui ne le savent pas, celui qui tient la lampe doit aussi veiller à disposer d’huile. L’OMVG dispose de la lampe. Assurons-nous ensemble qu’elle ne manque jamais d’huile.
Je voudrais saluer ici avec une sincérité particulière le haut commissaire et l’ensemble du personnel pour leur engagement, parfois héroïque, toujours remarquable, dans un contexte financier très exigeant. Votre professionnalisme est notre première énergie renouvelable. Hommage aussi aux Chefs d’État des pays membres qui constituent nos sources de légitimité mais aussi de vision éclairée.
Nous sollicitons encore une fois leur soutien et appui constant en vue de l’atteinte des objectifs assignés à l’OMVG. Notons que leur engagement constant honore notre communauté et donne toute sa force à notre action collective. Aux partenaires techniques et financiers, notre gratitude et notre loyauté. Chers partenaires financiers et techniques, votre soutien constant n’est pas seulement apprécié, il est structurant. Soyez assurés de notre reconnaissance et de notre engagement à faire fructifier avec vigueur chaque appui que vous nous accorderez.
Sur ces mots, et avec l’espoir que nos travaux comme toujours fraternels, lucides, ambitieux et ponctuels, et ponctuels de quelques sourires avec la bénédiction de nos chefs d’État, je déclare ouverts les travaux de la 51ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’OMVG « , a expliqué Aboubacar Camara, ministre de l’hydraulique et des hydrocarbures, Président du Conseildes ministres de l’OMVG. .
Dans son discours de réponse, au nom du Premier ministre, Amadou Oury Bah, le ministre de l’économie et des finances, Mourana Soumah a rappelé qu’en cette période
où les enjeux économiques et environnementaux sont de plus en plus nombreux et interconnectés, il est impératif que nous continuons de renforcer
notre coopération pour relever les défis de développement
et de croissance dans notre sous-région.
» L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie, notre organisation commune, a toujours été pour nous, un modèle de coopération sous-régionale, réunissant les efforts de nos différents pays pour la gestion et l’exploitation des ressources du bassin du fleuve Gambie. C’est pourquoi, nous devons plus que jamais nous investir dans le cadre du développement durable dans les domaines économiques, environnementaux et sur-régional « , explique le ministre Mourana Soumah, dans son discours.
Par ailleurs, le ministre Mourana Soumah a fait savoir l’assistance que, l’exploitation judicieuse, rationnelle et harmonieuse de nos ressources communes
devrait aboutir, entre autres,
à une autosuffisance alimentaire des populations riveraines, leur sécurisation et l’amélioration de leurs revenus, à la réduction de la vulnérabilité des économies, et à la préservation de l’équilibre des écosystèmes dans la sous-région, et plus particulièrement dans les trois bassins ».
Ainsi, dit-il, de gros efforts devraient être faits pour orienter
d’importants investissements vers les domaines de l’hydraulique, de l’énergie, de l’agriculture, de l’élevage,
des transports et de l’environnement.
C’est pourquoi, le ministre guinéen de l’Economie et des Finances les pays membres de l’institution à s’acquitter de leurs contributions.
» C’est pourquoi, j’exhorte nos gouvernements respectifs
à s’acquitter de leurs contributions au budget de fonctionnement
et de contrepartie du projet Énergie.
Pour le cas spécifique de la République de Guinée, selon le ministre Mourana SOUMAH, le gouvernement fera le nécessaire pour mettre en œuvre les recommandations issues de cette 51ème session ordinaire du conseil des ministres de l’OMVG.
» En ce qui concerne la République de Guinée, nous ferons le nécessaire pour mettre en œuvre cette recommandation. Au nom du Président de la République, Chef de l’État et du Premier ministre, Chef du gouvernement, de vous exprimer toute ma gratitude pour vos efforts constants
dans le cadre du développement économique et social de notre sous-région en général et la mise en valeur du bassin du fleuve Gambie en particulier » , a conclu le ministre Mourana SOUMAH.
Après la séance des discours des officiels, les travaux continuent sur les présentations des activités.
Nous y reviendrons !
Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
Tél: 628 98 46 60






