En tout cas, c’est ce que Dr Sakoba Keita, Directeur de l’Agence nationale de Sécurité Sociale (ANSS), a indiqué à la presse ce mercredi, à Conakry. Vous savez, au milieu du mois d’août, les autorités ivoiriennes ont déclaré à l’opinion qu’une guinéenne en provenance de Labé est positive au virus hémorragique Ebola. Après cette déclaration par Abidjan, la Dame a été prise en charge par les autorités sanitaires ivoiriennes avec l’appui de la Guinée, à travers son partenaire de l’OMS. La Guinée qui doutait sur cette déclaration, a instruit son homologue ivoirien de l’envoyé des échantillons, qui prouvent effectivement que cette jeune fille est réellement positive. Cela a failli briser les relations entre Conakry-Abidjan.
Au terme d’une analyse, les résultats d’un laboratoire italien ont révelé que cette ressortissante guinéenne ne souffrait pas d’Ebola.
Face à cette situation, le Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS), Dr Sakoba Keita a indiqué à la presse que, cette information qui a été rendue publique hier à Abidjan a été une erreur. Dr Sakoba Keita rappelle que cela est le résultat de la sollicitation de la Guinée auprès de l’OMS et des autorités sanitaires ivoiriennes de procéder à une confirmation de ce cas d’Ebola.
« Il y a une guinéenne qui se rendait chez son mari après 6 jours de mariage donc c’est a l’arrivée sur la terre ivoirienne qu’elle a commencé à sentir des malaises. Il semblerait qu’elle a fait des vomissements en cours de voyage et sa situation s’est un aggravé. Ils l’ont envoyé dans une clinique, ils ont noté des signes de saignement grave et comme la Guinée venait de déclarer la fin d’Ebola et qu’elle était dans la surveillance de 90 jours dans la recherche d’autres cas cachés et nos collègues ivoiriens qui suivaient nos efforts de la surveillance renforcée dans la région forestière ont pensé que certainement c’est l’un des cas cachés qu’ils ont retrouvé. C’est ainsi que l’échantillon a été prélevé envoyé à l’Institut pasteur d’Abidjan qui a confirmé que c’était un cas d’Ebola. Donc a notre fort étonnement, la fille a évolué très rapidement, elle s’est rétablit très vite et voyant notre expérience avec 3344 cas d’Ebola lors de la première épidémie avec 2514 décès et voyant qu’on a vu beaucoup de cas similaire on s’est dit que cette évolution est inhabituel. Mais en matière de science, l’inhabituel existe, il y a des cas insolites donc c’est en voulant connaître mieux sur ça que la Guinée aussi a émis son souhait de voir comme c’est un cas atypique qui nécessite d’étre approfondie pour qu’on puisse connaître la vérité sur ce qui s’est passé. C’est dans cet exerce que le Ministre de la santé a adressé une lettre au représentant de l’OMS pour solliciter une reconfirmation dans un laboratoire tiers. C’est ce qui a été fait, l’échantillon est parti le 27 août à Lyon et je vous rappelle que c’est Lyon qui avait diagnostiqué la première épidémie d’ebola en Guinée. Et c’est le 30 soir que Lyon nous a écrit pour dire qu’il a transmis les résultats d’analyse a la Côte D’Ivoire avec l’appui et la collaboration de l’OMS ils ont demandé de faire une déclaration sur le même cas suite au résultat négatif. Elle aussi on a fait la sérologie on a su qu’elle n’a pas d’anticorps ce qui signifie en médecine qu’elle n’a jamais été en contact avec le virus. Donc il s’agit de bel et bien une erreur médicale », déclaré Dr Sakoba Keita, à la presse.
Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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