In this picture taken on March 28, 2023 a Sudanese man sits on his donkey cart near a date plantation on the outskirts of Northern State town of Karima, 450 kms north of Khartoum. - Muslims follow the tradition set by the prophet Mohammed whom believers say used to break his fast by eating dates and drinking goat's milk during the holy fasting month of Ramadan. The dawn-to-dusk fast is conceived as a spiritual struggle against the seduction of earthly pleasures, but the evening iftar festive meals traditionally bring families together during Ramadan. (Photo by ASHRAF SHAZLY / AFP)

Un remède millénaire chinois entraînera-t-il la fin de la présence millénaire de l’âne sur le continent africain ? La peau de l’animal sert en effet à fabriquer une mixture très prisée sur le marché chinois, ce qui suscite l’intérêt de groupes criminels transnationaux.

… Derrière ce mot chinois se cache une ancienne potion à base de gélatine de peau d’âne. Elle est consommée à la fois comme médicament et comme complément de santé coûteux.

Selon Nikkei Asia, ce remède millénaire et de plus en plus prisé est considéré comme disposant de “propriétés qui renforcent le sang et améliorent la qualité des fluides vitaux et du sommeil, tout en aidant à freiner le vieillissement”.

Autant de vertus, réelles ou supposées, qui font de l’ejiaoune matière première très recherchée. En Chine, note le magazine japonais, le bénéfice net annuel de la vente de l’ejiaoa bondi de 77,1 % en 2022, pour atteindre 780 millions de yuans (104 millions d’euros). Sur le marché intérieur chinois, l’ejiao se vend désormais environ 715 euros le kilo.

Un tel engouement n’est pas sans conséquence pour les troupeaux d’ânes africains. Car, souligne Nikkei Asia, au moment même où les Chinois se tournent toujours plus vers cette panacée à base de peau d’âne, les polices africaines font face au développement de l’abattage clandestin des animaux et du trafic de leurs peaux vers la Chine. Le continent abriterait les deux tiers des quelque 53 millions d’ânes dans le monde.