Les membres de la CRIEF étaient ce mardi, 15 mars 2022, devant la presse pour faire l’état de lieu des dossiers qui sont actuellement sur la table d’Aly Touré, Procureur Spécial de ladute institution et ses pairs mais aussi, expliquer aux hommes des médias, la mission de la CRIEF mise en place au lendemain de l’avènement de prise du pouvoir par le CNRD dont à sa tête Colonel Mamadi Doumbouya.
A cet effet, à date, la statistiqur des dossiers reçu par la CRIEF tourne au tour de: 26 dossiers à l’instruction et 2 dossiers au jugement dont au total 28 dossiers. Quant au nombre des dossiers inculpés ou des prévenus, 8 personnes physiques sont en détention, 104 personnes en liberté , dont au total 114 dossiers qui sont à la CRIEF, les personnes morales sont au nbre de 7.
Seulement que, parmi des personnes inculpées à la CRIEF, figure dame Eveline Pola Mansaré, ex comptable au ministère du budget, allaitant un bébé , est actuellement en détention avec son bébé à la maison centrale de Conakry.
Face à la situatiln de cette dame, Aly Touré, le Procureur Spécial de la CRIEF, a déclaré à la presse qu’il n’a rien contre cette dame mais, il invite les uns aux autres au respect de la loi. Dobc, il n’a pas de cailloux à la place du cœur. Comme dit-on, martèle dans certains médias.
» Pour le cas de cette dame Eveline Pola Mansaré, des voix s’elevent mais, ce n’est pas le parquet qui l’a mis en prison mais plutôt, c’est la chambre de l’instruction qui a décidé de l’a placé sous mandat de dépôt, au même titre que Ismaël Dioubaté, ancien ministre du Budget. Ces avocats en compagnie des avocats de Ismaël Dioubaté, ils disent qu’ils ne sont pas d’accord sur la décision qui a placé leur client en prison. C’est leur droit. C’est pourquoi, qu’on vous dit qu’il y a beaucoup de procédures qui sont offertes aux jutifiables devant la CRIEF. Les avocats ont dit qu’ils ne sont pas d’accord, ils ont déféré la décision de la chambre de l’instrction devant la chambre de contrôle de l’instruction, qui est la seule instruction de recours des décisions prises par la chambre de l’instruction. Cette chambre a programmé l’audience , ce qui est normal mais, il y a eu un problème, elle a siegé , elle a pris une décision en plaçant les gens sous mandat de dépôt. Donc, la chambre a dit que les gens devaient être en liberté. C’est ce que la chambre a fait. Nous étions présent à cette audience, nous avons dit que, nous ne sommes pas d’accord. Parce qu’à l’entame de l’audience, nous avons signalé au président de la chambre que, sa composition est irrégulière. Malgré tout, elle a tenu à siéger. Dans l’ordonnance qui crée la CRIEF, que toutes les compositions de la CRIEF, toutes les formations, que ce soit au niveau de la chambre du jugement, au niveau de la chambre des appels ou la chambre spéciale de l’instruction, toutes les chambres siègent en formation collégiale. Le cas de dame Eveline Pola Mansaré, le président devait sieger avec deux autres magistrats. Malheureuselent, le président de la chambre n’a pas respecté cette procédure. C’est pourquoi, nous avons dit que nous ne sont pas d’accord….. A l’heure qu’il fait, les documents sont à la cour suprême. C’est la seule instance qui pourra décider le sort de cette dame devant la cour suprême. Ce n’est pas un refus ou que le parquet de la CRIEF a un cailloux à la place du cœur. Comme ça été martelé dans les médias. Avant d’être magistrat, nous sommes des humains. Au sein de la CRIEF, nous avons une dame, qui est procureur, elle est là (image). Elle sait, si nous, nous ne connaissent pas, elle, elle connaît les relations entre une mère et son enfant surtout que, cet enfant est en train de taiter . Mais encore, il faudrait qu’on soit en conformité avec les règles. Il faut respecter la loi. Je n’ai rien contre cette dame… mais, lorsque la décision ordonnant leur liberté a été prise en toute illégalité , nous sommes qu’à même un parquet, qui est chargé de rappeler l’existance de texte et d’exiger à ce que les textes soient respectés. Nous avons fait ce que la loi nous prescrit. Donc, la chambre va décider le sort de dame Eveline Pola Mansaré et Ismaël Dioubaté… », expluque Aly Touré, procureur spécial de la CRIEF, lors de la conférence de presse de cette institution, ce mardi 15 mars 2022 au ministère de la justice et des droits de l’homme.
Avec Younoussa Bangoura, pour flammeguinee.com
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